Chronologie de la vie de Jean-Paul Riopelle
· 1923
Naissance à Montréal, le 7 octobre. C'est dans un quartier populaire, avenue de
Lorimier, que Riopelle passe son enfance. Léopold, son père, est menuisier et
sa mère, Anna, est la fille d'un homme d'affaires dont elle a hérité des
propriétés. La famille vit dans une certaine aisance matérielle puisque le père
de Riopelle fait de bonnes affaires et investit dans l'immobilier. Un drame
survient lorsqu'il a sept ans, son frère cadet, Pierre, meurt à quatre ans
d'une maladie infantile.
· 1943-1945
Suit des cours à l'Académie des beaux-arts et étudie à l'École du meuble.
Fréquente l'atelier de Paul-Émile Borduas, qui est aussi son professeur, et
abandonne la peinture traditionnelle.
· 1946
Participe à la première exposition des «automatistes» à Montréal. Il n'y a plus
d'objets identifiables dans ses tableaux. Mariage avec Françoise Lespérance.
· 1947
Rencontre avec Pierre Loeb, le propriétaire de la Galerie Pierre, à Paris, qui
le présente à André Breton, le pape du mouvement surréaliste. Participe à
l'Exposition internationale du surréalisme en compagnie de Fernand Leduc.
· 1948
Naissance à Montréal, le 1er janvier, de sa fille, Yseult. Parution du Refus
global, manifeste du mouvement des «automatistes» dont il est l'un des
signataires. Décide de s'installer à Paris.
· 1949
Expose en solo pour la première fois à la Galerie de la Dragonne de Nina
Dausset. Naissance de sa seconde fille, Sylvie, en juin.
· 1950-1955
Expose ses oeuvres à Berlin et participe à la Biennale de Sao Paulo où il
reçoit une mention honorable. Pierre Loeb achète ses tableaux. Réalise une
série d'aquarelles en hommage à Claude Monet sous le titre «Les Nymphéas».
Expose à New York pour la première fois, à la Galerie Pierre Matisse.
· 1955
Rencontre à Paris de la peintre américaine Joan Mitchell avec qui il
entretiendra une relation artistique et amoureuse. Elle partage sa vie pendant
25 ans.
· 1956-1962
Série d'expositions un peu partout dans le monde (Londres - Paris - New York -
Stockholm - Cologne - Genève - Toronto - Montréal). Depuis 1954, à Montréal,
Rodolphe de Repentigny s'intéresse à la peinture de Riopelle. En 1956, une
quinzaine d'oeuvres sont exposées au Musée des beaux-arts de Montréal. En 1956,
il reçoit le prix national Guggenheim.
· 1962
Tient sa première exposition de sculptures à Paris à la Galerie Jacques
Dubourg.
· 1963 La
Galerie nationale du Canada présente une grande rétrospective de Riopelle à
Ottawa: les 66 tableaux et les 16 bronzes sont ensuite exposés au Musée des
beaux-arts de Montréal et à l'Art Gallery de Toronto.
· 1964 Le
nouvel aéroport Malton de Toronto achète un gigantesque tableau (18 pieds par
14 pieds) de Riopelle. Le chef-d'oeuvre de 20 000 dollars est l'oeuvre la plus
coûteuse jamais commandée par Ottawa, selon le Time du 14 février 1964.
· 1966 Reçoit la médaille du
Conseil des Arts du Canada et un prix en argent de 2500 dollars.
· 1967 Sa
renommée internationale atteint son point culminant. Il a exposé un peu partout
dans le monde et a reçu plusieurs prix. Ses toiles se vendent bien.
· 1968
Reçoit un doctorat honorifique ès lettres de l'Université McGill.
· 1969
Reçoit l'Ordre du Canada. Séjourne plus fréquemment et plus longuement au
Canada.
· 1972 Le
musée d'Art moderne de la Ville de Paris et le Centre culutrel canadien
exposent ensemble 130 oeuvres: des tableaux grand format, des sculptures, la
Joute-Fontaine (plâtre) et la série Ficelles.
· 1974
Construit une grande maison-atelier à L'Estérel, en bordure du lac Masson dans
les Laurentides.
· 1976 La
Joute (sculpture-fontaine maintenant coulée en bronze) est installée au Parc
olympique de Montréal.
· 1977
Voyage dans L'Arctique. Au retour, commence l'exécution des tableaux en noir et
blanc de la série Icebergs.
· 1980
Ouverture à Paris d'une grande rétrospective Riopelle au Centre
Beaubourg-Pompidou, qui est ensuite présentée à Mexico, Caracas, Québec (musée
de Québec) et Montréal (Musée d'art contemporain). Reçoit le prix Paul-Émile
Borduas.
· 1982
L'oeuvre Garde-fou est volé à la Place des Arts.
· 1983 La
Joute-Fontaine est défigurée, puis réinstallée dans le Parc olympique.
· 1985 La
mise sur pied de la Fondation Jean-Paul Riopelle est annoncée. Elle doit
recevoir 200 oeuvres. Reçoit le Grand Prix de la peinture 1985 de la Ville de
Paris.
· 1988
Nommé officier de l'Ordre national du Québec.
· 1992
Riopelle entreprend, à son atelier de l'île aux Oies, la réalisation de la
fresque «Hommage à Rosa Luxemburg» après avoir appris la mort de son ancienne
compagne, l'artiste américaine Joan Mitchell, qu'il surnommait Rosa. C'est une
séquence narrative de trente tableaux intégrés en un triptyque d'une longueur
de 42 mètres.
· 1999 Sa
fille, Yseult, publie le premier tome du Catalogue raisonné de Jean-Paul
Riopelle afin de reconstituer le patrimoine de ses oeuvres. Elle a retracé plus
de 4500 pièces. Les huit premiers ouvrages portent sur les oeuvres uniques de
Riopelle, huiles, sculptures et papiers. Le dernier volume sera consacré aux
oeuvres multiples, aux estampes. Les autres volumes seront publiés au rythme
d'un par an.
· 2000 Le
musée du Québec inaugure une salle permanente consacrée aux oeuvres de
Jean-Paul Riopelle. On y retrouve, entre autres, la grande fresque «Hommage à
Rosa Luxemburg». Il devient le premier peintre dont le nom est gravé sur le
«Walk of Fame», à Toronto, pour sa contribution au patrimoine culturel.